Présentation
Les études sur la néolibéralisation du droit portent presque toujours sur les influences du projet néolibéral sur le droit, et, à contrario, sur l’utilisation de celui-ci comme outil d’émancipation et de lutte. Mais on peut aussi déplacer la question : est-ce que le droit, pour être exprimé, n’a pas dû adopter le langage néolibéral, de sorte que tout ce qui est l’objet du droit devient un objet néolibéral ? Il faudra se pencher sur l’utilisation des registres sémantiques de la « confiance », de l’« authenticité » et du « risque » par le droit, qui ne sont pas de pure forme mais emportent avec eux des pratiques. Aujourd’hui, ces termes, qui provoquent une adhésion instantanée, s’imposent à la manière de la loi. En outre, l’écriture du droit s’inscrit dans la problématique, sous couvert de simplification, du recours aux signes, logos et pictogrammes : quelque chose est censé être dit, mais c’est sans explicitation, et en prônant un prétendu accès au droit, on reporte la responsabilité sur le destinataire, on simule du consentement éclairé, on transforme le droit en cohérence avec la philosophie néolibérale.
Caractéristiques
| EAN13 | 9782492542282 |
|---|---|
| ISBN | 978-2-492-54228-2 |
| Éditeur | AOC |
| Date de publication | 20 février 2026 |
| Collection | LES IMPRIMES D'(28) |
| Nombre de pages | 64 |
| Dimensions | 17,4 x 11,4 x 0,6 cm |
| Poids | 64g |
| Langue | français |
| Fiches UNIMARC | S’identifier |




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